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  Temps partiel, chômage, maladie… quel impact sur ma future retraite ?

Grâce au principe de solidarité de la retraite par répartition, des droits peuvent vous être attribués pour des périodes qui ne correspondent pas à du travail effectif.


Chômage


Régime de base
Avant 1980 :
• les périodes de chômage involontaires donnent droit à validation, qu’elles aient ou non été indemnisées.
Après 1980 :
• 50 jours de chômage indemnisé permettent de valider un trimestre.
• Les périodes de chômage non indemnisé (faisant suite à une période de chômage indemnisé) sont prises en compte dans la limite de 20 trimestres pour les chômeurs d'au moins 55 ans, sous réserve d’avoir une durée de cotisation d’au moins 20 ans. Si vous ne remplissez pas tous ces critères : cette validation de trimestres sera limitée à un an.

Régime complémentaire
Une période de chômage sera prise en compte pour le calcul de votre retraite si :
• vous percevez une indemnité versée par le Pôle emploi ;
• vous cotisiez auprès d'une caisse de retraite complémentaire avant la rupture de votre contrat de travail.
Le nombre de points qui vous sera attribué est calculé par votre caisse de retraite, pour chaque jour indemnisé, à partir du salaire journalier indiqué sur votre attestation Pôle emploi.

Maladie, maternité, accident du travail ou invalidité


Régime de base
Invalidité et accident du travail (incapacité permanente d’au moins 66,6 %) :
Est validé chaque trimestre civil au cours duquel ont été perçues trois mensualités de pension d’invalidité ou de rente d’accident du travail.
Maladie, maternité, accident du travail (incapacité temporaire) :
Un trimestre est validé à compter du 60° jour d’indemnité journalière de la Sécurité sociale, puis à chaque nouvelle période d’indemnisation de 60 jours.

Réforme 2010 : à compter du 1er janvier 2012, les indemnités journalières versées aux femmes durant le congé maternité seront prises en compte dans le salaire annuel moyen, sur lequel se base le calcul de la retraite du régime général.

Régime complémentaire
Maladie, maternité, accident du travail ou invalidité :
Vous bénéficiez de points de retraite sans contrepartie de cotisations, sous certaines conditions :
• être affilié à une caisse de retraite complémentaire au moment de l’arrêt du travail ;
• avoir une incapacité de travail d’une durée supérieure à 60 jours consécutifs ;
• bénéficier d’une des prestations suivantes :
. Indemnités journalières au titre de l’assurance maladie ou de l’assurance maternité ;
. Indemnités journalières allouées en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle ;
. Pension d’invalidité attribuée par la Sécurité sociale au titre des catégories 1, 2 ou 3 ;
. Rente d’accident du travail ou de maladie professionnelle (celle-ci doit correspondre à une incapacité des deux tiers au moins).

Service militaire


Régime de base
Les périodes de service militaire et celle accomplie par les objecteurs de conscience sont prises en compte pour la durée d’assurance au régime de base.

Régime complémentaire
Pour être prise compte en Arrco, cette période doit interrompre une activité salariée, une période de chômage ou de maladie. Seule la partie excédant 12 mois de présence sous les drapeaux est comptabilisée.

Temps partiel


Régime de base
Pour bénéficier d'une année d'assurance vieillesse, les salariés du secteur privé doivent avoir perçu, sur l'ensemble de l'année civile, un revenu total au moins égal à 800 fois le Smic horaire (7 376 € en 2012). La grande majorité des salariés à temps partiel peut donc valider leurs quatre trimestres annuels (au même titre qu'un salarié à temps plein).
Les salariés employés à temps partiel peuvent acquérir des droits en cotisant au régime de base sur la base d’un temps plein. Le maintien de l'assiette des cotisations de la Sécurité sociale à hauteur de la rémunération d’un temps plein résulte de l'accord du salarié et de l'employeur.

Régime complémentaire
Les salariés employés à temps partiel peuvent de la même façon, acquérir des points de retraite complémentaire calculés sur la base d’un temps plein. Cette décision nécessite également les accords du salarié et de l'employeur.


Congés parentaux d’éducation, de présence parentale, de solidarité familiale, de soutien familial


Régime de base
Congé parental d’éducation :
Les parents ayant pris un congé parental d’éducation bénéficient d’une majoration de leur durée d’assurance égale à la durée du congé parental, dans la limite de 3 années. Pour les femmes : lorsqu’elles sont susceptibles de pouvoir prétendre à la majoration de durée d’assurance pour enfant, c’est la disposition la plus favorable qui s’applique.

Régime complémentaire
Congés parentaux d’éducation, de présence parentale, de solidarité familiale, de soutien familial :
Les bénéficiaires d’une de ces formes de congés peuvent acquérir des droits à la retraite complémentaire moyennant le versement de cotisations pendant la durée du congé. Cette possibilité doit être prise par accord au sein de l’entreprise. Elle doit être au minimum égale à 6 mois.

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